mercredi 4 novembre 2015

Automne

Plus le temps avance, et plus j'ai du mal à rester optimiste sur la nature humaine. L'humain est débordant de petites mesquineries, d'égoïsme, de banalité, de suçage de personnalité – comme des petits tiques. J'ai du mal à rester optimiste, mais je ne sombre pas dans le désespoir, loin de là. Il est même parfois très drôle de se rendre compte à quel point les hommes ne changeront jamais, qu'on a pu lire bien à l'avance une action d'une bassesse inénarrable parce que la personne en question est terriblement humaine, vulgaire.

L'automne est magnifique, chaud. Il est pourtant jonché de drames. Plus je pense au drame, moins je réussi à être manichéenne sur le monde. Les méchants et les gentils. Plus je questionne. Plus je déchiffre. Plus la justice me semble bien aveugle, oui.


 Sense & Sensibility de Jane Austen. Cette lecture fut aussi thérapeutique – une page de Jane Austen matin et soir est aussi efficace qu'un anti-dépresseur pour moi, que littérairement savoureuse. Ce dernier ayant très certainement provoqué le précédent. Le livre a été si fort et bon, qu'il crée un réel manque en moi. Oh mon dieu je suis addict à Jane Austen et jamais je ne serai sevrée.  J'ai aimé par dessus tout me lire tout haut des passages du livre lors de ma lecture. Tout est souffle chez Jane Austen. Tout, absolument tout. Du rythme des phrases, au souffle corseté des héroïnes, aux répliques cinglantes ou aux tirades interminables, souvent lâchées d'un trait ; portées sur le haut de la pyramide, qui luisent dans la nuit du poumon.
J'ai été choquée, retournée, violentée de trouver le pourquoi j'aimais autant les romans de Jane Austen. Parce qu'en plus de l'esprit, de sa vivacité, de la langue si bien maniée, des petites batailles internes, il y a le basculement. Et c'est Virginia Woolf qui m'a ouvert les portes du sens!


 Voir Suffragettes m'a donné envie de lire Virginia Woolf. WOOLF WOOLF WOOLF.

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